[DOSSIER N°248] Histoire courte N°2

Coucou les amis (et les autres) !!! 😛

 

Alors, aujourd’hui, petit article que je trouve très amusant à écrire, et qui je pense est plutôt agréable à lire, alors bon, pourquoi pas ?? Je suis sûre que vous avez déjà compris de quoi il s’agit, ne serait-ce que par le titre haha ! Comme je vais à nouveau vous présenter une histoire ici, et que c’est un peu long à faire à la fin, et que j’ai pas mal cherché pour trouver des idées… Bref, parce qu’il y a un réel travail derrière cet article, je vous demande vraiment de me donner votre avis dans les commentaires !! Si vous ne voulez pas que je sache qui vous êtes, ne mettez pas votre nom, vous serez anonyme, ce n’est pas grave, ce qui compte, ce sont vos retours !! Merci d’avance !

Allez, bonne lecture ! :mrgreen:

 


Il était une fois, en 1897, un brave commerçant, qui pouvait vendre n’importe quel objet. On disait de lui qu’il avait un beau jour, échangé un vieil élastique détendu contre un bracelet en or. C’était incroyable, c’en était presque magique. Cet homme était pourtant très ordinaire. Il s’appelait Gédéon Barlaste et était particulièrement attaché à ses trois affaires : son commerce rue de la Couleur, son commerce rue de la Passion et son commerce rue Coulommiers. Il avait commencé sa carrière en 1842, à 9 ans. Ses parents étaient eux aussi commerçants, il était alors prédestiné à cette orientation. Et pourtant, son métier ne le passionnât que très tardivement. A trente-sept ans. C’était précisément le jour où il s’était occupé du sort de ce fameux tapis.

 

 

Ce jour-là, il s’était levé tôt. A trois heures du matin. Il vivait dans une maison de campagne, qu’il estimait lui même naïvement à un demi million d’euros. Cette propriété était de taille modeste, mais le terrain qui l’entourait s’étendait sur des kilomètres à la ronde. Mais ces vastes prairies étaient incultivables, ce qui justifiait sûrement le fait que personne ne s’en occupait, et que les pauvres paysans venaient y dormir la nuit, en cachette. Gédéon s’était donc levé aux aurores. Et pour une bonne raison ! C’était le jour de l’ouverture de sa première boutique de commerce, rue de la Couleur, qui allait se situer dans la plus grande ville aux environs. Cependant, le trentenaire ne souhaitait pas réellement ouvrir cette boutique, puisqu’il n’aimait pas son métier. Etant incapable de prendre seul des décisions, et ne faisant alors jamais preuve d’initiative, Gédéon avait demandé à ses parents que faire, et l’idée d’ouvrir un petit commerce qui appartiendrai uniquement à leur fils leur vînt à l’esprit. Ce fut un concept qui lui plût, il engagea donc les démarches nécessaires le jour suivant. Et aujourd’hui, après avoir mangé un petit pain, Gédéon sortit de sa demeure et se dirigea vers une modeste écurie. Il était plutôt aisé grâce à son héritage, il était alors en possession d’un cheval. Un grand cheval blanc avec qui il fit tout le trajet jusqu’à la ville, non sans s’arrêter pour laisser boire l’animal. Une fois arrivé en ville, Gédéon descendit de son cheval pour ne pas gêner le passage des habitants sur le trottoir. Il était neuf heures et demi. Il lu le nom du lieu : « boulevard des Absences ». Non ! Il cherchait la rue de la Couleur. Alors, il continua de marcher jusqu’à la fin du boulevard, puis il tourna à droite, et vit : « rue de la Couleur ». C’était cette rue ! Celle de son premier commerce, il la reconnaissait ! Tout au bout de cette rue, se trouvait le local qu’il avait loué pour sa boutique. C’était un local plutôt conséquent puisqu’il faisait quarante mètres carré. Il courut aux côtés de son cheval pour rejoindre son commerce. Il sortit les clefs de sa poche puis ouvrit la porte. Il accrocha son cheval devant l’entrée. Ensuite, il alla au fond du local, dans une petite pièce où se trouvait une source d’eau. Il remplit une bassine entière et la ramena à son cheval de façon à ce qu’il puisse se désaltérer. Puis, il alla se poser sur une chaise, devant la boutique, pour attirer les clients. Son commerce proposait l’échange entre pièces se trouvant dans la boutique et les pièces des clients, mais également l’achat direct des pièces de la boutique. Gédéon vit arriver une femme, qui était vêtue d’une robe en soie lyonnaise et d’un chapeau très élégant. Il se dit qu’elle pourrait faire affaire avec lui. Alors, il l’interpella avec sa main :

« Bonjour madame !

– Bonjour monsieur, il fait beau sur Granneaux aujourd’hui, n’est-ce pas ?

– Effectivement, ce temps est très agréable ! Et très propice au commerce ! Vous pouvez entrer dans ma boutique, je viens tout juste de l’ouvrir !

– Volontiers ! »

La femme entra dans la boutique, et vit le nombre incalculable de bijoux que proposait Gédéon. Elle lui dit d’un air amusé :

« Vous aimez les bijoux, vous ! »

Et Gédéon reconnu que c’était là son pécher mignon. La femme essaya alors une manchette en or et souriait tant elle appréciait cette pièce. Elle demanda à Gédéon à combien il la faisait. Celui-ci répondit :

« Mmmh… Venez voir, je vais la peser. (il sortit une petite balance précise) Trois grammes et demi, c’est formel ! »

La femme réfléchit un instant, puis lança :

« Cent euros et je la prends !

– Madame, madame, c’est bien trop peu ! Suivez-vous le cours de l’or ?

– Je dois avouer que non, je ne compte pas vendre mes bijoux…

– Et bien moi si ! Et c’est trente-quatre euros et soixante-sept centimes le gramme, donc ici cela fait alors cent vingt-et-un euros tout au moins ! Et rajoutons à cela le très long et fastidieux travail qui a dû être effectué !

– Mmmh… Cent trente euros !

– Madame, je ne vous le vendrai pas à cent trente euros, c’est trop peu.

– Cent cinquante euros, je n’irai pas plus haut !

– Madame, cette boutique est réservée aux clients aisés. Cent cinquante euros, ce n’est pas possible !

– Je ne sais que faire alors…

– Vous désirez réellement ce bracelet ?

– Et bien il me sied à ravir, et je ne possède aucune manchette de telle sorte…

– Je vous le laisse pour cinq cent euros !

– C’est trop, vous aviez dit qu’il en vaut cent vingt-et-un en matière première !

– Madame… Je suis un petit commerce de proximité, les fonds sont moindres, vous savez !

– Trois cent euros !

– Quatre cent cinquante !

– Trois cent cinquante !

– Quatre cent !

– Trois cent quatre-vingt.

– Allez, il est à vous pour trois cent quatre-vingt ! »

Gédéon emballa le bracelet dans une pochette en tissu épais. La femme lui donna la somme en liquide puis elle sortit de la boutique, partagée entre le fait qu’elle vient de se faire arnaquer et le fait qu’elle possède un magnifique bracelet.

Gédéon était heureux ! Mais sa journée n’était pas encore terminée puisque deux heures plus tard, arriva une femme. Elle était petite, ses cheveux courts étaient d’un blond féerique, et elle portait une robe violette très en vogue dans cette ville. Elle savait précisément que cette boutique allait ouvrir ici, lisant consciencieusement le journal chaque jour et ayant alors vu l’information à la quatorzième page. Elle avait non pas quelque chose à vendre, mais quelque chose à échanger : un tapis. Elle salua le propriétaire de la boutique et expliqua sa situation :

« J’ai hérité ce tapis de ma soeur qui est décédée la semaine dernière. Elle avait une boutique, elle aussi.

– Je suis vraiment navré pour vous.

– Oui, c’est assez tragique en fait. (elle essuya ses yeux qui commençaient à diverger de ses paroles) On s’entendait très bien. On était même voisines de palier, au boulevard des Absences vous savez. Elle se levait tous les jours à huit heures pour sa boutique de tapis. Mais il y a une semaine, au beau milieu de la nuit, j’ai entendu un hurlement, puis des bruits de pas lourds qui avaient l’air de descendre les escaliers à toute vitesse. C’étaient des pas d’hommes. Et comme j’étais apeurée, vous savez, j’ai attendu une ou deux heures avant d’entrer chez elle. J’avais les clefs en fait, mais ce n’était pas la peine, puisque la porte était grande ouverte. Elle était face à moi, morte. Son corps avait été soigneusement accroché au mur à l’aide de clous en or. J’étais horrifiée ! Je n’avais pas pu prévenir la police directement, vous savez, je n’étais vraiment pas bien. Je m’étais peut-être même évanouie. En réalité, je ne m’en rappelle pas. Mais je sais qu’après avoir plus ou moins intégré la situation, j’ai observé son corps, sa robe violette, ses magnifiques cheveux blonds… Et j’ai alors vu un papier dans sa poche, un papier blanc sali par le sang encore chaud de ma soeur. J’ai retiré ce papier. Il était roulé sur lui-même. Et dessus, était inscrit en lettres capitales : « NOUS AVONS FAIT AFFAIRE AVEC SOLANGE : DE MAUVAISES AFFAIRES QUE NOUS AVONS PAS APPRÉCIÉ. ». J’ai eut alors très peur, bien plus qu’avant, et j’ai encore peur aujourd’hui, peur pour moi. Après avoir lu ce mot macabre, j’ai couru jusqu’à la boutique de ma soeur, que j’ai alors trouvée vide. Plus aucun tapis. Aucun. Son commerce avait pourtant du succès, peut-être trop. Et ceci (elle tendit le tapis à Gédéon) est le dernier tapis qu’elle ait fait, elle l’avait oublié chez moi.

– Cette histoire me fait froid dans le dos, je dois vous l’avouer. J’aimerai cependant savoir ce que vous voulez faire de ce tapis.

– J’aimerai faire un échange.

– Venez, allons voir ce que j’ai en boutique. »

Gédéon et la femme entrèrent alors à l’intérieur. Gédéon trouva une paire de bottes en cuir, assemblées par un grand couturier. Il demanda :

« Ceci fera l’affaire !

– Oui, c’est parfait ! »

La femme semblait vouloir se débarrasser de ce tapis. Gédéon se disait qu’il s’agissait sûrement d’une bonne affaire. Il procéda alors à l’échange, et la dame partit, soulagée d’un poids visiblement trop lourd pour elle.

Le commerçant déploya alors le tapis. Il découvrit un motif inhabituel : se trouvait au centre du tapis un immense carré noir. De nombreux fils vagabondaient de par et d’autre, ce qui confirma le fait que cette pièce était une ébauche. « Une sombre ébauche » pensa Gédéon.

Cependant, il retourna s’asseoir sur sa chaise, dehors.

Il réfléchit alors à l’histoire que lui avait conté la femme, et il réalisa qu’on ne faisait pas affaire avec une telle pièce. Qu’il ne pourrait rien tirer de ce tapis.

Alors, n’aimant d’ordinaire pas particulièrement son métier, il lui trouva ce jour là un bon côté : en étant commerçant, il ne faisait pas seulement de bonnes affaires, il définissait l’avenir idéal de chaque objet. Et celui du tapis n’était pas d’être vendu à un riche décorateur, ni même d’être échangé contre des centaines de bagues en or, non. L’avenir idéal de ce tapis était d’être détruit. Alors Gédéon comprit et assimila en somme cette défaite commerciale. Mais il s’était dit qu’il valait mieux pour lui de s’en débarrasser compte tenu du sort de sa créatrice, plutôt que de tenter de faire affaire avec, ayant intégré que ceci ne sera pas apprécié. Alors Gédéon ferma la porte de sa boutique plus tôt que prévu, il rentra la bassine d’eau qu’il avait déposé dehors ainsi que sa chaise, et il partit sur le dos de son cheval, cette fois. Le tapis sous le bras, il alla au fond des prairies qui entouraient sa propriété, c’était la nuit. Etant peu habitués à voir les riches commerçants débarquer sur ces terrains, les paysans qui y logeaient le soir partirent, créant un déplacement de masse impressionnant, qui surprit à plusieurs reprises le cheval de Gédéon. Ce dernier alluma un feu, y déposa le tapis, et rejoignit sa maison, sans jamais se retourner, jugeant que cette affaire était désormais classée.

 

 

Ce fût précisément à partir de cette journée, le 30 novembre 1870, que Gédéon éprouva une passion réelle pour le commerce. Ce fût également ce jour là, qu’il comprit qu’être commerçant, c’est avant tout user de son esprit pour connaître la digne destinée d’un article*. Dès lors, il enchaîna affaires sur affaires, et put même ouvrir deux autres boutiques dans la même ville, boutiques gérées par sa fille, et son fils.


*Par exemple celle de cet article là est d’être lu et commenté par vous, lecteurs !

 

Hahaha ! J’espère que ce concept d’histoires courtes vous plaît, ça fait la deuxième fois que j’en écris une ! (cliquez ici pour lire la première histoire courte)  Au fait, je pense maintenant sérieusement à une petite surprise pour le mois de décembre héhé ! Je ne vous en dit pas plus, vous verrez bien !!

D’ailleurs, je préfère le rappeler en fin d’article car je sais que vous avez sûrement oublié mon p’tit topo qui m’a servi en quelque sorte d’introduction ! Je vous incite donc à me donner votre avis sur ce texte dans les commentaires, et à me dire quels articles vous aimeriez lire sur mon blog aussi !! 😀

Bref, on se retrouve samedi prochain, donc le 1er décembre, pour un article qui vous plaira je l’espère !! Voilà ! Bonne fin de journée, amusez-vous ! 🙂

 

Bisous

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4 thoughts on “[DOSSIER N°248] Histoire courte N°2

  1. Quelle petite nouvelle très sympathique. J’ai beaucoup aimé le soins que tu as apporté en choisissant les noms des rues et du personnage. L’histoire est très sympa, mais fait attention au incohérence.

    Bisous, merci pour ce moment divertissant

  2. Voilà, j’ai lu l’histoire ! C’est une histoire originale, qui a du sens, des péripéties, une bonne chute, et elle m’a tenue en haleine vraiment jusqu’au bout.
    Puisque tu nous demandes de faire des remarques, je vais en faire quelques unes, plutôt sur la forme ; par exemple, le 2ème paragraphe (« ce jour là, il s’était levé tôt »…) est un peu trop long. Il y aurait plus de légèreté à faire plusieurs paragraphes, en structurant le texte, la lecture serait plus agréable. De même pour 2 autres paragraphes plus loin.
    Mais un bon point pour les dialogues, qui donnent de la vie à l’histoire.
    Une autre petite remarque : il faut bien se relire. D’abord, on se rend ainsi compte des fautes d’orthographe et/ou d’inattention (hihihi), et ensuite on peut aussi corriger quelques tournures de phrases, alléger le style, supprimer les répétations, etc…
    Voilà, Mademoiselle, ce que je peux dire. J’ai été un peu longue, mais vous l’avez voulu !!!
    Nous avons donc rendez-vous le 1er décembre… suspens !!!!

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