[DOSSIER N°279] La Conjecture des objets incollables – Conférence de Paris, 2007

Hellllooooo ! 😛

Et oui, je suis d’humeur bilingue aujourd’hui ! Pourtant, ce texte que vous allez lire, je l’ai bel et bien écrit en français parce que « bordel, on change pas les bonnes habitudes » !

Bref, comme vous l’aurez péniblement compris, et je m’en excuse, vous allez aujourd’hui, lire un texte que j’ai écrit.

Le titre est « La Conjecture des objets incollables – Conférence de Paris, 2007 » et il s’agit d’un texte plutôt court, mais intense. Alors, je vais vous demander de vous concentrer un shouya, et immanquablement, vous serez saisis par tant de bon sens ! Pas de ça entre nous, je sais, je sais…

Je suis de mauvais poil donc, passons directement à ce monstre poignant mais néanmoins délicieux de texte (je force). 😉


La Conjecture des objets incollables – Conférence de Paris, 2007

Vous avez glissé sur une peau de banane, le plafond se cogne sans cesse sur votre tête, enfin votre table basse est-t-elle décidément trop basse ? Vous n’avez donc jamais pensé à crever le pneu d’une voiture ? Non ? Ce n’est que moi. Sûrement que je suis différent… Je suis peu de choses pourtant : du pâté en croûte du côté de mon père et une bonne dose de rouleau adhésif du côté de ma mère. Qui n’aime pas le scotch ? Je pense que c’est assez subjectif, mais que dire de plus ? Essayez donc de penser à quelque chose qui ne peut pas être scotché, quelque chose d’humide, de lugubre, de mauvais peut-être… « C’est bon, me voilà ! »… phrase que vous n’entendrez pas, car les objets ne parlent pas… Cherchez donc seuls cet objet incollable. Je disais donc… OUI ! Mes amis, c’est vrai que je peux paraître un peu rabougri, légèrement frappé à coup de tancarvilles démembrés par le temps… ENFIN ! Qui ne l’est pas ? QUI NE L’EST PAS ?

            Ah ! Je me demande bien pourquoi tous ces éléments dont on ne parle jamais jaillissent comme ça, sans vraiment y réfléchir en fait ! Bon, soyons francs, vous êtes vous déjà demandé comment on appelle le truc pour biper la carte de bus quand on entre dans un bus ? Moi oui, et je ne sais pas… Décidément, c’est bien triste cette vie, quand on ne connaît rien… Ou plutôt, quand les choses connaissent plus de choses sur nous que nous-mêmes ! Incollables ! Incollables soient-elles ces choses, jamais ne seront-elles diseuses de bonne aventure ?

            Je n’ai jamais voulu te faire de mal ! C’est bien ce qu’on dit, à la pelle à la poire, à la pioche, à la porte ! Du balais ! Va t’en plus loin, Satan !

    J’ai tendance à m’emporter pour peu, je vous l’accorde ! Mais je n’en reste pas moins stupéfait ! Tant de pression sociale exercée pour ne pas se rendre compte d’une évidence bien réelle, celle des choses.

            Non, ce n’est pas vrai, me dites-vous ! C’est se mentir à soi-même, et dans un langage plus correct on pourrait bien parler de déni pur et simple. Mais oui, c’est bien sûr mes amis, vous êtes comme tout le monde : les objets vous contrôlent !

             Pourtant, ces choses nous apparaissent comme outils. C’est bien simple, on a besoin de vérifier si le Soleil se lève bien à l’heure indiquée par notre calendrier. La délicate fenêtre à travers laquelle on note toutes nos observations est-elle assurément transparente ? Nous renvoie-t-elle les bonnes informations, ou bien est-elle déformatrice d’images ? Ne serait-il pas concevable de penser qu’elle fait simplement écho de ce que l’on veut sans le savoir. Et ainsi, cette fenêtre aurait une influence certaine sur nos agissements !

            Tous ces objets ne seraient-ils pas les deltoïdes qui poussent nos bras à frapper les premiers ? Ne devrions-nous pas leur faire rendre gorge du contrôle de nous-mêmes ?

            Et ce contrôle dont je vous parle mes beaux camarades, ce contrôle que nous avons perdu, n’est-il pas à plus forte raison détenu par nos corps, enfin ?

            Vous ne vous êtes jamais sentis comme esclaves de votre corps ? Comme enfermés chez les autres, disons ! Une sorte de prison à durée limitée qui s’abandonne, qui finit soit par vous compresser simplement entre ses murs, soit par vous anéantir dans une déflagration rocambolesque !

            C’est un fait, les objets ont cette sûreté que le corps n’a pas. Et je m’excède à vous le montrer à chacune de mes conférences !

            Aussi crapuleux soient-ils, ces objets, si nous pouvions encore tenter de nous débarrasser d’eux ! Mais ces rejetons nous ont encerclé tels de vulgaires pois chiche au beau milieu d’un couscous… S’il suffisait de les éliminer un à un, mes amis… SI SEULEMENT ! La nature des choses est telle que sans tous ces objets, nous serions nus. Nus, m’entendez-vous ? J’entends par là des atrocités innommables, quoique je vais tout de même poser un nom dessus : MISÉRABLES !

            Et oui, à ce jour, il émane que ces abjects détritus sont antonymes au mirage de farfadets commodes et profitables que tout concorde à croire.

            Face à ces objets incollables, nous sommes faits comme des rats.

          Il ne vous reste qu’à frapper cruellement votre clavier d’ordinateur parce que les places que vous avez achetées pour la Conférence de Paris ce week-end du 22 et 23 septembre 2007 sur La Conjecture des objets incollables ne vous seront pas remboursées. En sachant très bien que votre clavier vous rendra tout cette haine, un jour ou l’autre.

          Il ne vous reste qu’à gambader pieds nus dans l’herbe fraîche, les cheveux au vent et les yeux fermés, pensant que rien ne peut vous arrêter.


Je suis super contente de partager à nouveaux quelques uns de mes textes sur le blog, ça change des autres articles, je trouve !

Surtout, n’oubliez pas de me donner votre avis, en commentaire sous cet article, en DM sur Insta, dans la vraie vie ou par mail sur l’adresse du blog (contact@maïa.fr) ! C’est toujours très sympa d’avoir des retours, que ce soit positif ou négatif, d’ailleurs ! (ouais non, en fait, positif, ça me va mieux quand même 🙄 )

Bref, je vous encourage également à écrire des petits textes comme ça dans un moment où vous ne savez pas quoi faire… Je sais que vous pensez que cela prend du temps et c’est vrai, mais sans mentir, c’est très enrichissant (sans second degré pour une fois) et ça permet de réfléchir sur certaines choses, de se perdre un peu dans ses pensées, mais aussi d’oser inventer CE QUE L’ON VEUT parce qu’il n’y a pas de limites à l’imagination !

D’ailleurs, ça me ferait vraiment plaisir de lire vos p’tits textes si vous en écrivez, alors, n’hésitez pas aussi à les envoyer à l’adresse du blog, si il y en a un certain nombre, je pourrais faire un article où je les partage !

En attendant, on se retrouve la semaine prochaine, ou peut-être avant qui sait, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise ( 😉 ) !

Bisous

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