{"id":4975,"date":"2018-10-23T16:00:56","date_gmt":"2018-10-23T14:00:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/?p=4975"},"modified":"2018-10-23T15:26:26","modified_gmt":"2018-10-23T13:26:26","slug":"dossier-n243-histoire-courte-n1","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/?p=4975","title":{"rendered":"[DOSSIER N\u00b0243] Histoire courte N\u00b01"},"content":{"rendered":"<p>Coucou les amis (et les autres) !!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Heu&#8230; (oui, je commence par \u00ab\u00a0heu\u00a0\u00bb car en fait, je commence toutes mes phrases par \u00e7a dans la vrai vie, alors heu&#8230; soyons naturels) Je vais \u00e9crire une histoire. Tout simplement parce que j&rsquo;ai bien envie d&rsquo;\u00e9crire une histoire. Mais. Je n&rsquo;ai pas envie de m&rsquo;engager dans une s\u00e9rie d&rsquo;articles dessus. Alors. Voil\u00e0. Une petite histoire. Qui ne durera seulement le temps d&rsquo;un article. (oulala, cette phrase a un petit beug je crois) Celui-ci.<\/p>\n<p>Ouais, j&rsquo;aime bien cette nouvelle fa\u00e7on d&rsquo;\u00e9crire. Avec des phrases courtes. Qui ne sont d&rsquo;ailleurs pas des phrases. N&rsquo;ayant pas de sujet. Ni de verbes.<\/p>\n<p>Bref, c&rsquo;est un nouveau petit truc que je trouve amusant h\u00e9h\u00e9.<\/p>\n<p>Allez, laissons place \u00e0 cette histoire. Qui se verra attribuer un non-titre. Histoire courte. N\u00b01.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<hr \/>\n<p>Rue de la Mesure. 1987.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;\u00e9tait il y a longtemps. J&rsquo;\u00e9tais jeune. Non. Attendez. En fait, j&rsquo;avais vingt et un ans. A l&rsquo;\u00e9poque, je ne vivais plus chez mes parents. Mais, en face. Dans un tout petit studio. Treize m\u00e8tres carr\u00e9. Avec un lit. Une douche. Une kitchenette. Et moi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le vieillard posa la main sur son front. Il souffla plusieurs fois, et reprit.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je me levais tous les jours tr\u00e8s t\u00f4t. Trop t\u00f4t. De sorte \u00e0 arriver \u00e0 l&rsquo;heure. A sept heure. A l&rsquo;universit\u00e9. Je m&rsquo;\u00e9tais inscrit \u00e0 plusieurs cours. L&rsquo;histoire de l&rsquo;art. La philosophie. Les math\u00e9matiques avanc\u00e9es. Les sciences physiques. Les sciences chimiques. Les sciences de l&rsquo;ing\u00e9nieur. Les sciences exp\u00e9rimentales. Les sciences technologiques. Les sciences biologiques. Les sciences de l\u2019ergonomie. Les sciences du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle. Les sciences humaines. Les sciences \u00e9conomiques. Les sciences architecturales&#8230;.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Madame Romain : \u00ab\u00a0Tant de sciences.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Oui.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est peu croyable&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Parlez moi de votre petit fr\u00e8re.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je n&rsquo;ai pas envie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Dans deux jours, ce sera la fin. Vous \u00eates le seul \u00e0 savoir. A conna\u00eetre la v\u00e9rit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je n&rsquo;ai pas envie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Monsieur, si vous \u00eates venu, ce n&rsquo;est pas par hasard. On ne vient pas comme \u00e7a, rue des Mesures. C&rsquo;est un choix.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est pas un choix. Vous m&rsquo;avez incit\u00e9 \u00e0 venir.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Certes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je m&rsquo;en vais.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Vous reviendrez demain. Pour s\u00fbr.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Non.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0A demain alors !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;homme sortit de la pi\u00e8ce. Il ferma la porte. Fit un doigt d&rsquo;honneur \u00e0 la femme sans qu&rsquo;elle ne le voit. Marcha droit devant lui, le menton relev\u00e9. Se heurta contre une porte qui s&rsquo;ouvrit devant lui. Un homme s&rsquo;excusa. Le vieillard pensa : \u00ab\u00a0Non. Pas celui-l\u00e0. Piti\u00e9.\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Alors, monsieur ! Vous vous en sortez bien ? Je sais que vous avez vu Adja.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le vieux : \u00ab\u00a0Je m&rsquo;en sors, c&rsquo;est bient\u00f4t fini. Vous ne saurez rien.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous finirons par savoir, vous reviendrez demain.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Non.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Alors, \u00e0 demain !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le vieillard continua son chemin. Sorti du b\u00e2timent. Ruminant des pens\u00e9es n\u00e9gatives.<\/p>\n<p>Il traversa la route. \u00c9tant sur le trottoir en face du b\u00e2timent, il observa. \u00ab\u00a0CENTRE PSYCHIATRIQUE\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il grogna. Ouvrit le portail, et rejoignit sa chambre, non sans \u00eatre interpell\u00e9 par une dizaines d&rsquo;aides soignantes. Il se coucha sur son lit. On vient lui administrer certaines substances, qui devaient soigner ses douleurs. Il ne savait rien des sciences. Contrairement \u00e0 ce qu&rsquo;il pourrait en para\u00eetre. Il ne souffrait plus. C&rsquo;\u00e9tait mieux. Alors il aimait les sciences.<\/p>\n<p>Un soignant lui dit : \u00ab\u00a0Dans deux jours, vous conna\u00eetrez la fin.\u00a0\u00bb. Le vieux le d\u00e9testait. Alors, il lui r\u00e9pondit une phrase juste, qui pourtant \u00e9tait emplie de non-sens : \u00ab\u00a0On m&rsquo;a amen\u00e9 ici, rue des Mesures.\u00a0\u00bb. Le d\u00e9test\u00e9 sourit : \u00ab\u00a0C&rsquo;est exact.\u00a0\u00bb. Les soignants partirent.<\/p>\n<p>Le vieillard se senti seul. En cons\u00e9quent, il cria. Comme avant. Lorsqu&rsquo;il \u00e9tait enfant. Et qu&rsquo;il rentrait chez lui.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Y&rsquo;A QUELQU&rsquo;UN ?? Y&rsquo;A QUELQU&rsquo;UUUUN ??\u00a0Y&rsquo;A QUELQU&rsquo;UUUUUUUUN ??\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Puis, il jugea bon d&rsquo;aller boire un verre. De boire le verre. Celui qui \u00e9tait pos\u00e9 sur sa table. Il but toute l&rsquo;eau d&rsquo;un coup. C&rsquo;\u00e9tait frais. Tellement frais que ses dents \u00e9taient gel\u00e9es. Sensation d\u00e9sagr\u00e9able.<\/p>\n<p>Soudain, il eut une r\u00e9flexion. \u00c9tait-il seul ? Une pr\u00e9sence le hantait. Alors, il cria \u00e0 nouveau.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0IVAN ? IVAAAN ? IVAAAAAAAAAAAN ? IVAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;homme qui s&rsquo;occupait du nettoyage de la chambre d&rsquo;\u00e0 c\u00f4t\u00e9 entra en vitesse. Il le pria d&rsquo;arr\u00eater ce boucan.<\/p>\n<p>Le vieillard lui tira la langue une fois qu&rsquo;il avait le dos tourn\u00e9. C&rsquo;\u00e9tait son astuce.<\/p>\n<p>Mais en fait. Il n&rsquo;avait pas envie d&rsquo;arr\u00eater de crier. Alors, il continua. Mais en chuchotant. Ce qui \u00e9tait pour le moins contradictoire. Mais peu lui importait. Car il avait envie de crier, en chuchotant.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Ivaaaaan ? Ivaaaaaaaaaaaaan ? Ivaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan ? &#8230;\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Une fois qu&rsquo;il n&rsquo;eut plus la force de crier, en chuchotant, l&rsquo;homme alla se blottir sous ses draps. Il alluma la t\u00e9l\u00e9. C&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;heure. De la s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9. Ou plut\u00f4t, d&rsquo;une s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9. Car en r\u00e9alit\u00e9, l&rsquo;homme n&rsquo;aimait pas suivre une s\u00e9rie. Il pr\u00e9f\u00e9rait les regarder par morceaux. Pour ne pas conna\u00eetre la fin. Le coupable.<\/p>\n<p>Cette fois c&rsquo;\u00e9tait un \u00e9pisode d&rsquo;une vieille s\u00e9rie. Qui \u00e9tait s\u00fbrement plus vieille que le vieux lui-m\u00eame. Mais en fait, il n&rsquo;aimait pas les vieilles choses. Alors. La t\u00e9l\u00e9 fut \u00e9teinte.<\/p>\n<p>Le vieillard r\u00e9fl\u00e9chit un instant \u00e0 sa vie. A sa fin. Dans deux jours.<\/p>\n<p>On vint toquer \u00e0 sa porte.<\/p>\n<p>Le vieil homme aimait la ruse. Mais d\u00e9testait les aides soignants. Tous. Alors, il rusait : \u00ab\u00a0NOOOOOOOOON ! N&rsquo;entrez pas, je suis tout nu !\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Monsieur, je sais que vous mentez. Allez, je rentre, c&rsquo;est l&rsquo;heure de votre repas.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai faim. D\u00e9p\u00eachez-vous d&rsquo;entrer.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Voil\u00e0, pour vous. (il posa le plateau sur la table de chevet du vieil homme) Je m&rsquo;en vais maintenant.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le vieux mangea. Puis, il s\u2019endormit.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le lendemain, on le r\u00e9veilla \u00e0 onze heure. Il fut emmen\u00e9 directement chez Adja apr\u00e8s avoir pris son petit d\u00e9jeuner.<\/p>\n<p>La psychiatre lui demanda : \u00ab\u00a0Alors, vous \u00eates dispos\u00e9 \u00e0 nous parler d&rsquo;Ivan aujourd&rsquo;hui ?\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Non.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il va falloir pourtant.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0JE N&rsquo;AI PAS ENVIE !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai compris. Mais vous allez tout de m\u00eame le faire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le vieux grogna et une insulte lui \u00e9chappa.<\/p>\n<p>La femme poursuivit : \u00ab\u00a0Bon, je vais \u00eatre plus directe alors. Qu&rsquo;est devenu votre petit fr\u00e8re ?\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il tient une boulangerie \u00e0 Calais. Il est heureux l\u00e0 bas, il est mari\u00e9. A sept enfants. Trois veulent \u00eatre boulangers comme lui. Et les quatre autres veulent \u00eatre facteurs. Car ils adorent le courrier. Mais ils n&rsquo;aiment pas les trop petites enveloppes. Ils veulent qu&rsquo;elles disparaissent. Toutes petites, comme elles sont, il est difficile de les ranger dans une bo\u00eete. Elles glissent, elles&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0STOP ! Arr\u00eatez de me mentir, c&rsquo;est ridicule.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Bon, en r\u00e9alit\u00e9, il est professeur d&rsquo;anglais, en Belgique. Il a toujours ador\u00e9 l&rsquo;anglais et la Belgique. Alors il a fait ce choix. \u00c7a me brise le c\u0153ur.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Enfin monsieur, votre fr\u00e8re est mort. Cessez de nier cela.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est vrai aussi. C&rsquo;\u00e9tait hier. Juste apr\u00e8s notre rendez-vous. \u00c7a m&rsquo;a achev\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est faux. Il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 lorsqu&rsquo;il avait treize ans. Vous en aviez alors vingt et un. Pourquoi ne voulez-vous pas revenir au point o\u00f9 nous \u00e9tions hier ? \u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;y reviens. J&rsquo;y reviens. J&rsquo;Y REVIENS ! J&rsquo;Y REVIENS ! J&rsquo;Y REVIENS ! Calmez-vous, j&rsquo;y reviens. J&rsquo;y reviens.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Bien. Alors, vous aviez vingt et un ans. Vous habitiez dans l&rsquo;immeuble juste en face de chez vos parents. Vous pratiquiez beaucoup de sciences \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9. Et&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Et je ne pratiquais pas de sciences du tout.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0D&rsquo;accord. Ce n&rsquo;est pas important de toutes mani\u00e8res.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Si, c&rsquo;est important de savoir que&#8230; JE NE PRATIQUAIS PAS DE SCIENCES !!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Monsieur, il me semblait que nous en ayons termin\u00e9 avec vos crises. Il faut arr\u00eater maintenant. Parlez moi de votre famille.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mon p\u00e8re \u00e9tait ma\u00e7on. Il travaillait dans une entreprise. Qui fabriquait des immeubles. Les immeubles \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du fleuve en fait.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Et votre m\u00e8re ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Elle \u00e9tait ma\u00e7onne. Elle travaillait dans une entreprise. Qui fabriquait des immeubles. Les immeubles \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du fleuve en fait.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Vos parents travaillaient donc ensemble.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Non. Ma m\u00e8re travaillait pour la Tour Nord. Mon p\u00e8re pour la Tour Est.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Et Ivan ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il \u00e9tait tout petit. Il \u00e9tait au coll\u00e8ge. A c\u00f4t\u00e9 du fleuve.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Bon, je sais qu&rsquo;il \u00e9tait jeune. Treize ans. Mais&#8230; Avait-il des ennemis ? \u00c9tait-il mal aim\u00e9 par certains ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je ne peux pas vous r\u00e9pondre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Monsieur, cette affaire est tr\u00e8s importante. Tr\u00e8s importante. Soixante douze ans qu&rsquo;elle dure. Il faut la boucler avant ce soir. Compris ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je r\u00e9p\u00e8te. Avait-il des ennemis ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Monsieur. Il a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 mort dans le fleuve. Mort noy\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Qui l&rsquo;a noy\u00e9 ? Vous le savez. Vous l&rsquo;avez affirm\u00e9 en 1920. Cinq ans apr\u00e8s le drame.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Monsieur Peret.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;\u00e9taient mes parents.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Vos parents ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est cela.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Vous pouvez confirmer vos paroles, je vous enregistre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La femme tendit le dictaphone au vieil homme.<\/p>\n<p>Monsieur Peret : \u00ab\u00a0Mes parents ont tu\u00e9 Ivan. Mon petit fr\u00e8re. Ils l&rsquo;ont noy\u00e9. Et j&rsquo;avais jur\u00e9 de ne pas r\u00e9v\u00e9ler cette sombre v\u00e9rit\u00e9. D\u00c9SOL\u00c9 MAMAN ! D\u00c9SOL\u00c9 PAPA !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Vous voyez. C&rsquo;est bien. Maintenant d\u00e9barrass\u00e9 de ce poids, vous pourrez mourir en paix. Demain.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0(grognement)\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Merci monsieur. Au revoir !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le vieillard parti. Un sourire en coin. Il fit un doigt d&rsquo;honneur \u00e0 la femme une fois sorti de la pi\u00e8ce. Il se cogna contre une porte qui venait de s&rsquo;ouvrir. Le m\u00eame homme que le jour pr\u00e9c\u00e9dant s&rsquo;excusa. Le vieux pensa \u00e0 nouveau : \u00ab\u00a0Non. Pas celui-l\u00e0. Piti\u00e9.\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;homme n&rsquo;engagea pas de conversation. Pas cette fois ci. Il dit simplement : \u00ab\u00a0Merci monsieur. A demain !\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le vieux savait que c&rsquo;\u00e9tait la derni\u00e8re fois. Il ne reverra plus cet homme. Alors il s&rsquo;autorisa \u00e0 l&rsquo;insulter. Puis, il poursuivit son chemin. Traversa la route. Rentra dans sa chambre. Et dormi. Directement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le lendemain, il savait que c&rsquo;\u00e9tait la fin. Mais il avait toujours un sourire en coin. Il faisait le d\u00e9compte de ses heures. Lorsqu&rsquo;il ne lui resta plus qu&rsquo;une heure \u00e0 vivre, un soignant vint le voir dans sa chambre. Le soignant qu&rsquo;il d\u00e9testait.<\/p>\n<p>L&rsquo;homme se tut durant cinquante huit minutes. Apr\u00e8s quoi, il s&rsquo;approcha du vieil homme. Et dit tout bas : \u00ab\u00a0Vous conna\u00eetrez la fin dans moins de deux minutes Monsieur Peret.\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Appelez-moi L\u00e9opold.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Vous avez quelque chose \u00e0 dire L\u00e9opold ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Oui.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Qu&rsquo;est-ce ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;homme respira lentement, durant plus d&rsquo;une minute. Et lorsqu&rsquo;il ne lui resta plus que dix secondes \u00e0 vivre. Il chuchota : \u00ab\u00a0J&rsquo;ai noy\u00e9 Ivan. C&rsquo;est moi.\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Puis, le vieillard inspira une derni\u00e8re fois. Et mit en place un sourire narquois. Un sourire \u00e9ternel.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s quoi, le soignant fut d\u00e9boussol\u00e9. Il ne sut que dire. Que faire. Alors il alla parler \u00e0 Adja. Entra dans son bureau. Elle venait de refermer le dossier \u00ab\u00a0IVAN PERET\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le soignant affirma que le coupable \u00e9tait L\u00e9opold. Que c&rsquo;\u00e9tait L\u00e9opold. QUE C\u2019\u00c9TAIT L\u00c9OPOLD ! QUE C\u2019\u00c9TAIT L\u00c9OPOLD !\u00a0QUE C\u2019\u00c9TAIT L\u00c9OPOLD ! Mais on ne le crut jamais. \u00c9tant donn\u00e9 la haine qu&rsquo;il avait envers ce pauvre vieillard. Ce pauvre fou.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(BRUIT DE FORTE RESPIRATION)<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0MAMAAAAAAN ! J&rsquo;ai fait un horrible cauchemar ! UN HORRIBLE CAUCHEMAR !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La m\u00e8re du jeune enfant accourra. \u00ab\u00a0De quoi s&rsquo;agissait-il, Ivan ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<hr \/>\n<p>Haha ! Vous avez aim\u00e9 ce nouveau style d&rsquo;article ? Personnellement, je trouve que \u00e7a change un peu des articles que j&rsquo;ai l&rsquo;habitude d&rsquo;\u00e9crire. Et c&rsquo;est plut\u00f4t amusant je dois dire.<\/p>\n<p>Au fait, donnez \u00e0 fond vos avis dans les commentaires ! \u00c7a m&rsquo;aiderait ! Alors m\u00eame si vous ne voulez pas qu&rsquo;on sache qui vous \u00eates, vous pouvez commenter en mode anonyme. Ne donnez alors ni votre adresse ni votre pseudo. Il sera not\u00e9 alors automatiquement \u00ab\u00a0Anonyme\u00a0\u00bb. Voil\u00e0 ! J&rsquo;esp\u00e8re que vous serez alors nombreux \u00e0 commenter ! Ce serait sympa !<\/p>\n<p>Bref, je pourrais \u00e9crire un article o\u00f9 j&rsquo;explique cette histoire courte pour ceux qui ne l&rsquo;auraient pas comprise. H\u00e9h\u00e9 !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>P-S : Je n&rsquo;ai pas eut beaucoup de retours sur les photos que j&rsquo;ai prises au zoo l&rsquo;autre fois&#8230; Alors vous pouvez encore <a href=\"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/?p=4923\">aller lire cet article (cliquer ici)\u00a0<\/a>pour me donner votre avis !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Allez, on se retrouve je sais pas quand pour un nouvel article qui vous plaira je l&rsquo;esp\u00e8re !!<\/p>\n<p>Bisous<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Coucou les amis (et les autres) !! &nbsp; Heu&#8230; (oui, je commence par \u00ab\u00a0heu\u00a0\u00bb car en fait, je commence toutes mes phrases par \u00e7a dans la vrai vie, alors heu&#8230; soyons naturels) Je vais \u00e9crire une histoire. Tout simplement parce que j&rsquo;ai bien envie d&rsquo;\u00e9crire une histoire. Mais. Je n&rsquo;ai pas envie de m&rsquo;engager dans <a class=\"read-more\" href=\"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/?p=4975\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[76],"tags":[51,25,47],"class_list":["post-4975","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-dossier","tag-illusion","tag-mort","tag-vacances"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p3p9Oq-1if","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4975","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4975"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4975\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4981,"href":"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4975\/revisions\/4981"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4975"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4975"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4975"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}