{"id":5046,"date":"2018-11-25T16:00:52","date_gmt":"2018-11-25T15:00:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/?p=5046"},"modified":"2018-11-24T18:38:15","modified_gmt":"2018-11-24T17:38:15","slug":"dossier-n248-histoire-courte-n2","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/?p=5046","title":{"rendered":"[DOSSIER N\u00b0248] Histoire courte N\u00b02"},"content":{"rendered":"<p>Coucou les amis (et les autres) !!! \ud83d\ude1b<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Alors, aujourd&rsquo;hui, petit article que je trouve tr\u00e8s amusant \u00e0 \u00e9crire, et qui je pense est plut\u00f4t agr\u00e9able \u00e0 lire, alors bon, pourquoi pas ?? Je suis s\u00fbre que vous avez d\u00e9j\u00e0 compris de quoi il s&rsquo;agit, ne serait-ce que par le titre haha ! Comme je vais \u00e0 nouveau vous pr\u00e9senter une histoire ici, et que c&rsquo;est un peu long \u00e0 faire \u00e0 la fin, et que j&rsquo;ai pas mal cherch\u00e9 pour trouver des id\u00e9es&#8230; Bref, parce qu&rsquo;il y a un r\u00e9el travail derri\u00e8re cet article, je vous demande vraiment de me donner votre avis dans les commentaires !! Si vous ne voulez pas que je sache qui vous \u00eates, ne mettez pas votre nom, vous serez anonyme, ce n&rsquo;est pas grave, ce qui compte, ce sont vos retours !! Merci d&rsquo;avance !<\/p>\n<p>Allez, bonne lecture ! <img src=\"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/wp-includes\/images\/smilies\/mrgreen.png\" alt=\":mrgreen:\" class=\"wp-smiley\" style=\"height: 1em; max-height: 1em;\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<hr \/>\n<p>Il \u00e9tait une fois, en 1897, un brave commer\u00e7ant, qui pouvait vendre n&rsquo;importe quel objet. On disait de lui qu&rsquo;il avait un beau jour, \u00e9chang\u00e9 un vieil \u00e9lastique d\u00e9tendu contre un bracelet en or. C&rsquo;\u00e9tait incroyable, c&rsquo;en \u00e9tait presque magique. Cet homme \u00e9tait pourtant tr\u00e8s ordinaire. Il s&rsquo;appelait G\u00e9d\u00e9on Barlaste et \u00e9tait particuli\u00e8rement attach\u00e9 \u00e0 ses trois affaires : son commerce rue de la Couleur, son commerce rue de la Passion et son commerce rue Coulommiers. Il avait commenc\u00e9 sa carri\u00e8re en 1842, \u00e0 9 ans. Ses parents \u00e9taient eux aussi commer\u00e7ants, il \u00e9tait alors pr\u00e9destin\u00e9 \u00e0 cette orientation. Et pourtant, son m\u00e9tier ne le passionn\u00e2t que tr\u00e8s tardivement. A trente-sept ans. C&rsquo;\u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment le jour o\u00f9 il s&rsquo;\u00e9tait occup\u00e9 du sort de ce fameux tapis.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ce jour-l\u00e0, il s&rsquo;\u00e9tait lev\u00e9 t\u00f4t. A trois heures du matin. Il vivait dans une maison de campagne, qu&rsquo;il estimait lui m\u00eame na\u00efvement \u00e0 un demi million d&rsquo;euros. Cette propri\u00e9t\u00e9 \u00e9tait de taille modeste, mais le terrain qui l&rsquo;entourait s&rsquo;\u00e9tendait sur des kilom\u00e8tres \u00e0 la ronde. Mais ces vastes prairies \u00e9taient incultivables, ce qui justifiait s\u00fbrement le fait que personne ne s&rsquo;en occupait, et que les pauvres paysans venaient y dormir la nuit, en cachette. G\u00e9d\u00e9on s&rsquo;\u00e9tait donc lev\u00e9 aux aurores. Et pour une bonne raison ! C&rsquo;\u00e9tait le jour de l&rsquo;ouverture de sa premi\u00e8re boutique de commerce, rue de la Couleur, qui allait se situer dans la plus grande ville aux environs. Cependant, le trentenaire ne souhaitait pas r\u00e9ellement ouvrir cette boutique, puisqu&rsquo;il n&rsquo;aimait pas son m\u00e9tier. Etant incapable de prendre seul des d\u00e9cisions, et ne faisant alors jamais preuve d&rsquo;initiative, G\u00e9d\u00e9on avait demand\u00e9 \u00e0 ses parents que faire, et l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;ouvrir un petit commerce qui appartiendrai uniquement \u00e0 leur fils leur v\u00eent \u00e0 l&rsquo;esprit. Ce fut un concept qui lui pl\u00fbt, il engagea donc les d\u00e9marches n\u00e9cessaires le jour suivant. Et aujourd&rsquo;hui, apr\u00e8s avoir mang\u00e9 un petit pain, G\u00e9d\u00e9on sortit de sa demeure et se dirigea vers une modeste \u00e9curie. Il \u00e9tait plut\u00f4t ais\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 son h\u00e9ritage, il \u00e9tait alors en possession d&rsquo;un cheval. Un grand cheval blanc avec qui il fit tout le trajet jusqu&rsquo;\u00e0 la ville, non sans s&rsquo;arr\u00eater pour laisser boire l&rsquo;animal. Une fois arriv\u00e9 en ville, G\u00e9d\u00e9on descendit de son cheval pour ne pas g\u00eaner le passage des habitants sur le trottoir. Il \u00e9tait neuf heures et demi. Il lu le nom du lieu : \u00ab\u00a0boulevard des Absences\u00a0\u00bb. Non ! Il cherchait la rue de la Couleur. Alors, il continua de marcher jusqu&rsquo;\u00e0 la fin du boulevard, puis il tourna \u00e0 droite, et vit : \u00ab\u00a0rue de la Couleur\u00a0\u00bb. C&rsquo;\u00e9tait cette rue ! Celle de son premier commerce, il la reconnaissait ! Tout au bout de cette rue, se trouvait le local qu&rsquo;il avait lou\u00e9 pour sa boutique. C&rsquo;\u00e9tait un local plut\u00f4t cons\u00e9quent puisqu&rsquo;il faisait quarante m\u00e8tres carr\u00e9. Il courut aux c\u00f4t\u00e9s de son cheval pour rejoindre son commerce. Il sortit les clefs de sa poche puis ouvrit la porte. Il accrocha son cheval devant l&rsquo;entr\u00e9e. Ensuite, il alla au fond du local, dans une petite pi\u00e8ce o\u00f9 se trouvait une source d&rsquo;eau. Il remplit une bassine enti\u00e8re et la ramena \u00e0 son cheval de fa\u00e7on \u00e0 ce qu&rsquo;il puisse se d\u00e9salt\u00e9rer. Puis, il alla se poser sur une chaise, devant la boutique, pour attirer les clients. Son commerce proposait l&rsquo;\u00e9change entre pi\u00e8ces se trouvant dans la boutique et les pi\u00e8ces des clients, mais \u00e9galement l&rsquo;achat direct des pi\u00e8ces de la boutique. G\u00e9d\u00e9on vit arriver une femme, qui \u00e9tait v\u00eatue d&rsquo;une robe en soie lyonnaise et d&rsquo;un chapeau tr\u00e8s \u00e9l\u00e9gant. Il se dit qu&rsquo;elle pourrait faire affaire avec lui. Alors, il l&rsquo;interpella avec sa main :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Bonjour madame !<\/p>\n<p>&#8211; Bonjour monsieur, il fait beau sur Granneaux aujourd&rsquo;hui, n&rsquo;est-ce pas ?<\/p>\n<p>&#8211; Effectivement, ce temps est tr\u00e8s agr\u00e9able ! Et tr\u00e8s propice au commerce ! Vous pouvez entrer dans ma boutique, je viens tout juste de l&rsquo;ouvrir !<\/p>\n<p>&#8211; Volontiers !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La femme entra dans la boutique, et vit le nombre incalculable de bijoux que proposait G\u00e9d\u00e9on. Elle lui dit d&rsquo;un air amus\u00e9 :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Vous aimez les bijoux, vous !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Et G\u00e9d\u00e9on reconnu que c&rsquo;\u00e9tait l\u00e0 son p\u00e9cher mignon. La femme essaya alors une manchette en or et souriait tant elle appr\u00e9ciait cette pi\u00e8ce. Elle demanda \u00e0 G\u00e9d\u00e9on \u00e0 combien il la faisait. Celui-ci r\u00e9pondit :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mmmh&#8230; Venez voir, je vais la peser. (il sortit une petite balance pr\u00e9cise) Trois grammes et demi, c&rsquo;est formel !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La femme r\u00e9fl\u00e9chit un instant, puis lan\u00e7a :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Cent euros et je la prends !<\/p>\n<p>&#8211; Madame, madame, c&rsquo;est bien trop peu ! Suivez-vous le cours de l&rsquo;or ?<\/p>\n<p>&#8211; Je dois avouer que non, je ne compte pas vendre mes bijoux&#8230;<\/p>\n<p>&#8211; Et bien moi si ! Et c&rsquo;est trente-quatre euros et soixante-sept centimes le gramme, donc ici cela fait alors cent vingt-et-un euros tout au moins ! Et rajoutons \u00e0 cela le tr\u00e8s long et fastidieux travail qui a d\u00fb \u00eatre effectu\u00e9 !<\/p>\n<p>&#8211; Mmmh&#8230; Cent trente euros !<\/p>\n<p>&#8211; Madame, je ne vous le vendrai pas \u00e0 cent trente euros, c&rsquo;est trop peu.<\/p>\n<p>&#8211; Cent cinquante euros, je n&rsquo;irai pas plus haut !<\/p>\n<p>&#8211; Madame, cette boutique est r\u00e9serv\u00e9e aux clients ais\u00e9s. Cent cinquante euros, ce n&rsquo;est pas possible !<\/p>\n<p>&#8211; Je ne sais que faire alors&#8230;<\/p>\n<p>&#8211; Vous d\u00e9sirez r\u00e9ellement ce bracelet ?<\/p>\n<p>&#8211; Et bien il me sied \u00e0 ravir, et je ne poss\u00e8de aucune manchette de telle sorte&#8230;<\/p>\n<p>&#8211; Je vous le laisse pour cinq cent euros !<\/p>\n<p>&#8211; C&rsquo;est trop, vous aviez dit qu&rsquo;il en vaut cent vingt-et-un en mati\u00e8re premi\u00e8re !<\/p>\n<p>&#8211; Madame&#8230; Je suis un petit commerce de proximit\u00e9, les fonds sont moindres, vous savez !<\/p>\n<p>&#8211; Trois cent euros !<\/p>\n<p>&#8211; Quatre cent cinquante !<\/p>\n<p>&#8211; Trois cent cinquante !<\/p>\n<p>&#8211; Quatre cent !<\/p>\n<p>&#8211; Trois cent quatre-vingt.<\/p>\n<p>&#8211; Allez, il est \u00e0 vous pour trois cent quatre-vingt !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>G\u00e9d\u00e9on emballa le bracelet dans une pochette en tissu \u00e9pais. La femme lui donna la somme en liquide puis elle sortit de la boutique, partag\u00e9e entre le fait qu&rsquo;elle vient de se faire arnaquer et le fait qu&rsquo;elle poss\u00e8de un magnifique bracelet.<\/p>\n<p>G\u00e9d\u00e9on \u00e9tait heureux ! Mais sa journ\u00e9e n&rsquo;\u00e9tait pas encore termin\u00e9e puisque deux heures plus tard, arriva une femme. Elle \u00e9tait petite, ses cheveux courts \u00e9taient d&rsquo;un blond f\u00e9erique, et elle portait une robe violette tr\u00e8s en vogue dans cette ville. Elle savait pr\u00e9cis\u00e9ment que cette boutique allait ouvrir ici, lisant consciencieusement le journal chaque jour et ayant alors vu l&rsquo;information \u00e0 la quatorzi\u00e8me page. Elle avait non pas quelque chose \u00e0 vendre, mais quelque chose \u00e0 \u00e9changer : un tapis. Elle salua le propri\u00e9taire de la boutique et expliqua sa situation :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai h\u00e9rit\u00e9 ce tapis de ma soeur qui est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e la semaine derni\u00e8re. Elle avait une boutique, elle aussi.<\/p>\n<p>&#8211; Je suis vraiment navr\u00e9 pour vous.<\/p>\n<p>&#8211; Oui, c&rsquo;est assez tragique en fait. (elle essuya ses yeux qui commen\u00e7aient \u00e0 diverger de ses paroles) On s&rsquo;entendait tr\u00e8s bien. On \u00e9tait m\u00eame voisines de palier, au boulevard des Absences vous savez. Elle se levait tous les jours \u00e0 huit heures pour sa boutique de tapis. Mais il y a une semaine, au beau milieu de la nuit, j&rsquo;ai entendu un hurlement, puis des bruits de pas lourds qui avaient l&rsquo;air de descendre les escaliers \u00e0 toute vitesse. C&rsquo;\u00e9taient des pas d&rsquo;hommes. Et comme j&rsquo;\u00e9tais apeur\u00e9e, vous savez, j&rsquo;ai attendu une ou deux heures avant d&rsquo;entrer chez elle. J&rsquo;avais les clefs en fait, mais ce n&rsquo;\u00e9tait pas la peine, puisque la porte \u00e9tait grande ouverte. Elle \u00e9tait face \u00e0 moi, morte. Son corps avait \u00e9t\u00e9 soigneusement accroch\u00e9 au mur \u00e0 l&rsquo;aide de clous en or. J&rsquo;\u00e9tais horrifi\u00e9e ! Je n&rsquo;avais pas pu pr\u00e9venir la police directement, vous savez, je n&rsquo;\u00e9tais vraiment pas bien. Je m&rsquo;\u00e9tais peut-\u00eatre m\u00eame \u00e9vanouie. En r\u00e9alit\u00e9, je ne m&rsquo;en rappelle pas. Mais je sais qu&rsquo;apr\u00e8s avoir plus ou moins int\u00e9gr\u00e9 la situation, j&rsquo;ai observ\u00e9 son corps, sa robe violette, ses magnifiques cheveux blonds&#8230; Et j&rsquo;ai alors vu un papier dans sa poche, un papier blanc sali par le sang encore chaud de ma soeur. J&rsquo;ai retir\u00e9 ce papier. Il \u00e9tait roul\u00e9 sur lui-m\u00eame. Et dessus, \u00e9tait inscrit en lettres capitales : \u00ab\u00a0NOUS AVONS FAIT AFFAIRE AVEC SOLANGE : DE MAUVAISES AFFAIRES QUE NOUS AVONS PAS APPR\u00c9CI\u00c9.\u00a0\u00bb. J&rsquo;ai eut alors tr\u00e8s peur, bien plus qu&rsquo;avant, et j&rsquo;ai encore peur aujourd&rsquo;hui, peur pour moi. Apr\u00e8s avoir lu ce mot macabre, j&rsquo;ai couru jusqu&rsquo;\u00e0 la boutique de ma soeur, que j&rsquo;ai alors trouv\u00e9e vide. Plus aucun tapis. Aucun. Son commerce avait pourtant du succ\u00e8s, peut-\u00eatre trop. Et ceci (elle tendit le tapis \u00e0 G\u00e9d\u00e9on) est le dernier tapis qu&rsquo;elle ait fait, elle l&rsquo;avait oubli\u00e9 chez moi.<\/p>\n<p>&#8211; Cette histoire me fait froid dans le dos, je dois vous l&rsquo;avouer. J&rsquo;aimerai cependant savoir ce que vous voulez faire de ce tapis.<\/p>\n<p>&#8211; J&rsquo;aimerai faire un \u00e9change.<\/p>\n<p>&#8211; Venez, allons voir ce que j&rsquo;ai en boutique.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>G\u00e9d\u00e9on et la femme entr\u00e8rent alors \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur. G\u00e9d\u00e9on trouva une paire de bottes en cuir, assembl\u00e9es par un grand couturier. Il demanda :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ceci fera l&rsquo;affaire !<\/p>\n<p>&#8211; Oui, c&rsquo;est parfait !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La femme semblait vouloir se d\u00e9barrasser de ce tapis. G\u00e9d\u00e9on se disait qu&rsquo;il s&rsquo;agissait s\u00fbrement d&rsquo;une bonne affaire. Il proc\u00e9da alors \u00e0 l&rsquo;\u00e9change, et la dame partit, soulag\u00e9e d&rsquo;un poids visiblement trop lourd pour elle.<\/p>\n<p>Le commer\u00e7ant d\u00e9ploya alors le tapis. Il d\u00e9couvrit un motif inhabituel : se trouvait au centre du tapis un immense carr\u00e9 noir. De nombreux fils vagabondaient de par et d&rsquo;autre, ce qui confirma le fait que cette pi\u00e8ce \u00e9tait une \u00e9bauche. \u00ab\u00a0Une sombre \u00e9bauche\u00a0\u00bb pensa G\u00e9d\u00e9on.<\/p>\n<p>Cependant, il retourna s&rsquo;asseoir sur sa chaise, dehors.<\/p>\n<p>Il r\u00e9fl\u00e9chit alors \u00e0 l&rsquo;histoire que lui avait cont\u00e9 la femme, et il r\u00e9alisa qu&rsquo;on ne faisait pas affaire avec une telle pi\u00e8ce. Qu&rsquo;il ne pourrait rien tirer de ce tapis.<\/p>\n<p>Alors, n&rsquo;aimant d&rsquo;ordinaire pas particuli\u00e8rement son m\u00e9tier, il lui trouva ce jour l\u00e0 un bon c\u00f4t\u00e9 : en \u00e9tant commer\u00e7ant, il ne faisait pas seulement de bonnes affaires, il d\u00e9finissait l&rsquo;avenir id\u00e9al de chaque objet. Et celui du tapis n&rsquo;\u00e9tait pas d&rsquo;\u00eatre vendu \u00e0 un riche d\u00e9corateur, ni m\u00eame d&rsquo;\u00eatre \u00e9chang\u00e9 contre des centaines de bagues en or, non. L&rsquo;avenir id\u00e9al de ce tapis \u00e9tait d&rsquo;\u00eatre d\u00e9truit. Alors G\u00e9d\u00e9on comprit et assimila en somme cette d\u00e9faite commerciale. Mais il s&rsquo;\u00e9tait dit qu&rsquo;il valait mieux pour lui de s&rsquo;en d\u00e9barrasser compte tenu du sort de sa cr\u00e9atrice, plut\u00f4t que de tenter de faire affaire avec, ayant int\u00e9gr\u00e9 que ceci ne sera pas appr\u00e9ci\u00e9. Alors G\u00e9d\u00e9on ferma la porte de sa boutique plus t\u00f4t que pr\u00e9vu, il rentra la bassine d&rsquo;eau qu&rsquo;il avait d\u00e9pos\u00e9 dehors ainsi que sa chaise, et il partit sur le dos de son cheval, cette fois. Le tapis sous le bras, il alla au fond des prairies qui entouraient sa propri\u00e9t\u00e9, c&rsquo;\u00e9tait la nuit. Etant peu habitu\u00e9s \u00e0 voir les riches commer\u00e7ants d\u00e9barquer sur ces terrains, les paysans qui y logeaient le soir partirent, cr\u00e9ant un d\u00e9placement de masse impressionnant, qui surprit \u00e0 plusieurs reprises le cheval de G\u00e9d\u00e9on. Ce dernier alluma un feu, y d\u00e9posa le tapis, et rejoignit sa maison, sans jamais se retourner, jugeant que cette affaire \u00e9tait d\u00e9sormais class\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ce f\u00fbt pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 partir de cette journ\u00e9e, le 30 novembre 1870, que G\u00e9d\u00e9on \u00e9prouva une passion r\u00e9elle pour le commerce. Ce f\u00fbt \u00e9galement ce jour l\u00e0, qu&rsquo;il comprit qu&rsquo;\u00eatre commer\u00e7ant, c&rsquo;est avant tout user de son esprit pour conna\u00eetre la digne destin\u00e9e d&rsquo;un article*. D\u00e8s lors, il encha\u00eena affaires sur affaires, et put m\u00eame ouvrir deux autres boutiques dans la m\u00eame ville, boutiques g\u00e9r\u00e9es par sa fille, et son fils.<\/p>\n<hr \/>\n<p>*Par exemple celle de cet article l\u00e0 est d&rsquo;\u00eatre lu et comment\u00e9 par vous, lecteurs !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Hahaha ! J&rsquo;esp\u00e8re que ce concept d&rsquo;histoires courtes vous pla\u00eet, \u00e7a fait la deuxi\u00e8me fois que j&rsquo;en \u00e9cris une ! (<a href=\"http:\/\/www.xn--maa-0ma.eu\/?p=4975\">cliquez ici pour lire la premi\u00e8re histoire courte<\/a>)\u00a0 Au fait, je pense maintenant s\u00e9rieusement \u00e0 une petite surprise pour le mois de d\u00e9cembre h\u00e9h\u00e9 ! Je ne vous en dit pas plus, vous verrez bien !!<\/p>\n<p>D&rsquo;ailleurs, je pr\u00e9f\u00e8re le rappeler en fin d&rsquo;article car je sais que vous avez s\u00fbrement oubli\u00e9 mon p&rsquo;tit topo qui m&rsquo;a servi en quelque sorte d&rsquo;introduction ! Je vous incite donc \u00e0 me donner votre avis sur ce texte dans les commentaires, et \u00e0 me dire quels articles vous aimeriez lire sur mon blog aussi !! \ud83d\ude00<\/p>\n<p>Bref, on se retrouve samedi prochain, donc le 1er d\u00e9cembre, pour un article qui vous plaira je l&rsquo;esp\u00e8re !! Voil\u00e0 ! Bonne fin de journ\u00e9e, amusez-vous ! \ud83d\ude42<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Bisous<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Coucou les amis (et les autres) !!! \ud83d\ude1b &nbsp; Alors, aujourd&rsquo;hui, petit article que je trouve tr\u00e8s amusant \u00e0 \u00e9crire, et qui je pense est plut\u00f4t agr\u00e9able \u00e0 lire, alors bon, pourquoi pas ?? Je suis s\u00fbre que vous avez d\u00e9j\u00e0 compris de quoi il s&rsquo;agit, ne serait-ce que par le titre haha ! 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