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[EVENEMENT N°21] Maëlle (chapitre 4 : L’arrivée chez nous)

Coucou tout le monde !!! 😛 😀 🙂

 

J’espère que vous allez bien et que vous aimerez ce quatrième chapitre de mon histoire qui s’intitule « Maëlle » ! Si vous n’avez pas lu les trois chapitres précédents, je vous invite à aller les lire, en tapant Maëlle dans la barre de recherche sur mon blog ! 🙂

Bonne lecture les amis (et les autres) – (ah, on ne change pas les vieilles habitudes, comme dirait l’autre) !! 😛 😛

 


Précédemment dans « Maëlle »

Ah ! C’est super ! -seize heures zéro zéro- me dis-je dans ma tête. On est enfin arrivés !

 

CHAPITRE 4 : L’arrivée chez nous

 

C’est particulier l’appartement de Maëlle, on s’y sent plutôt bien mais on y est toujours très mal accueillit. Ma sœur est en effet une personne froide, coincée et obnubilée par elle-même. C’est pourquoi elle ne me demande pas si je vais bien et si ça a été dur pour moi de quitter mes amis, elle n’a pas fait l’effort de nous questionner : « Est-ce que votre voyage s’est bien passé ? ». Vous l’aurez compris, je déteste ma sœur, elle et sa fâcheuse tendance à vanter les études de son copain Christophe, qui veut être médecin. Ah ! Ce qu’elle peut être pénible avec ça ! Avec ça et avec beaucoup d’autres choses entre nous. Par exemple, comme elle avait une otite il y a quelques temps ; ce qui l’a faite souffrir énormément  pendant une bonne semaine au moins et qui a justifié ses nombreux appels avec maman ; elle a demandé un médicament à Christophe. Et elle nous a dit « Regardez ce que m’a prescrit mon docteur à domicile ! », en plus, elle rigole pour ses propres blagues, avec son rire qui me semble tellement insupportable. Par contre, c’est vrai, il faut le dire, il est formidable son amoureux, je l’adore, Christophe. Il est décontracté, bon public, et plutôt serviable. Je me demande bien pourquoi il est en couple avec ma peste de sœur.  Il aurait pu trouver quelqu’un de bien moins égoïste. Quelqu’un de bien moins snob. Quelqu’un de bien moins… Bon, j’arrête de la critiquer. Maman fronce du sourcil gauche, elle a effectivement un problème avec le droit, elle a compris que je m’acharnais sur sa fille dans mes pensées. Je fais l’innocente en montrant toutes mes dents et en remontant mes pommettes.

Marc me propose de jouer contre lui au Scrabble, Christophe est de la partie. Je pose mes lettres : P.A.G.E. Suivie de mon frère qui utilise ma lettre P pour faire P.A.R.C… Dès fois, je me demande s’il le fait exprès. On finit le jeu, Christophe a gagné. Il a deux ans d’écart avec ma frangine, qui a 17 ans. Ils sont vieux. Moi, rien que le fait de penser à l’âge que j’aurai dans trois ans, me fait froid dans le dos. Mes parents sont plutôt jeunes, il ont 37 et 52 ans. Bon, mon père est bien plus vieux que ma mère. Mes amis m’ont souvent dit que c’est bizarre, que mon père a dû redoubler beaucoup de fois pour rencontrer ma mère. Mais non, ils ne se sont pas connus très trop. Ils se sont rencontrés au salon de l’Agriculture, mon père avait un élevage de vaches et ma mère accompagnait ses élèves de CP. Donc oui, mon père n’a pas de travail fixe puisqu’il a cédé son élevage à son cousin Marcel dès qu’on a déménagé à Perpignan, maintenant, il doit trouver un travail, mais ce n’est pas chose urgente puisqu’il a déjà reçu beaucoup d’argent de sa tante Davina, décédée il y a quatre ans. Ma mère, quant à elle, est professeure d’élèves de petite section, elle n’aime pas son métier. Je crois qu’elle s’est écœurée des enfants, un peu comme moi avec le Nutella.

Bref, on passe à table. Maëlle a fait une soupe aux champignons. J’aime bien les champignons, même s’ils peuvent être dangereux, peut-être est-ce la raison pour laquelle je les aime. C’est qu’on me l’a souvent reproché : je suis attirée par le danger. Un fil électrique qui sort de mon réveil, j’essaie de l’enlever ; un escargot au milieu de la route, je cours le récupérer ; un couteau avec une trace de calcaire, je frotte la lame contre la paume de ma main… Je n’ai pourtant aucun problème ! Enfin bon. C’est toujours ce que l’on dit et c’est ce que l’on dira toujours.

Ensuite, elle a préparé une tarte aux pommes pour le dessert, c’est délicieux, je pense. Maman dit à sa fille qu’il vaut mieux que l’on parte de suite si l’on veut avoir le temps de défaire nos bagages.

Je fais la bise à Christophe. On sort de l’appartement, Georges trottine jusqu’au parking. Il est toujours heureux mon petit frère . Je m’assois dans la voiture. Marc dit qu’il veut retourner au parc, il me fait penser aux enfants que j’ai entendu à la radio, ils faisaient une publicité pour Vinci Autoroutes. Papa chantonne, ce son est affreux mais il faut faire avec. Je ne sais pas trop ce que je vais faire jusqu’à la fin des vacances… Il y a des moments comme celui là, où j’ai l’impression de n’aimer rien faire, de ne pas avoir de passion comme les enfants en ont… Et même quand je faisais du volley, je n’avais pas de passion. Rien qui ne me lie directement aux autres. Ce n’est pas grave, je pense, je suis une dame de la cour après tout, je n’ai pas besoin de ces sottises pour vivre. Je délire. Je me mens, je ne le pense pas en fait. Alors, je me suis inscrite à des cours de judo. Encore un de ces choix que je vais regretter.

Papa freine d’un coup sec. Il conduit comme un crétin, c’est dangereux. Mais je n’aime pas ce genre de danger, puisqu’il ne dépend pas de moi, et que je ne suis pas seule. Tout est différent lorsque l’on est seul. Tout. Par exemple, je ne passe  pas mon temps à converser lorsque je suis seule. Non. Je dors. Le plus souvent possible en tout cas, parce que je n’aime pas rester éveillée si l’on me force à l’être. Mais quand je dors, je vois ces mêmes personnes avec qui je converse, toujours, et je n’aime pas cela. J’aimerai être quelqu’un d’autre en m’endormant, ou ne rien être du tout. Au choix.

 


 

Bon, j’espère que ce chapitre quatre de « Maëlle » vous a plu, et que vous lirez les chapitres suivants !!

Commentez mes écrits, cela peut m’aider à améliorer la suite de l’histoire ! 😀

 

Allez, bisous à vous tous et bonne fin de WE ! 😛 😀 🙂

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