[DOSSIER N°298] Donne-moi trois bonnes raisons (partie 1)

Heyyy !!

Vous aussi vous faîtes le décompte jusqu’au dossier n°300 ? Et bien cessez-donc car je n’ai absolument rien prévu de particulier.

Au risque de faire un chaud-froid, ce qui n’est pas trop de saison d’ailleurs, je vais vous annoncer une bonne nouvelle : cet article est un bonus !

En fait, j’étais tranquillement en train de recenser toutes mes idées de titres de nouvelles dans un document Word pas encore enregistré, (parce que oui, j’invente les titres avant même de songer à l’histoire), et là, d’un coup, hop hop hop, comme un crachat sur un trottoir, comme un yaourt périmé, je dirais même comme une vieille qui ne dit pas bonjour… l’inspiration est venue à moi sans que je l’ai attendue.

C’est pourquoi vous pouvez désormais lire, la première partie de : « Donne-moi trois bonnes raisons ».

Mais avant de commencer, petite anecdote ! J’ai décidé d’appeler cette nouvelle de cette façon parce qu’il fût un temps, pas si lointain d’ailleurs, où je demandais toujours à tout le monde de tout justifier en leur disant : « Donne-moi trois bonnes raisons ». Et vous verrez que, si vous commencez à vous questionner vous-mêmes, à donner pour chacune de vos actions et de vos pensées trois bonnes raisons d’être, finalement, bien souvent, il n’y en a pas de clairement définies.

Il y a un peu cette idée justement derrière ce texte, mais ne vous embêtez pas trop avec ça pour l’instant, ce n’est que le début et vous verrez bien par la suite où l’histoire va vous mener.


Donne-moi trois bonnes raisons

« Allez, donne-moi trois bonnes raisons. »

[…]

« C’est bien ce que je me disais. Ecoutes, ça ne va pas du tout là Francis. Tu sais, dans la vie, quand tu veux entrer quelque part, et que tu n’as pas la clé, il faut défoncer la porte. Qu’est-ce que tu nous fais là ?

– Je ne sais pas.

– Et bien, justement, il faudrait. »

Francis regardait par la fenêtre, dans l’espoir de trouver la réponse à cette question qui semblait pourtant ne pas en avoir.

« Monsieur, j’ai dit à ma mère que j’allais rentrer vers dix-neuf heures ce soir. Il est vingt heures passé, elle va commencer à s’inquiéter.

– Tu veux rentrer chez toi, c’est ça ?

– Oui.

– J’vais t’apprendre un truc, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, c’est vrai, mais aussi à ceux qui rentrent tard.

– Oui, je connais cette expression.

– Donc tu connais tout sur tout ? Ça se saurait. Dis-moi, tu as un avenir Francis ?

– Je ne sais pas Monsieur. En tout cas, j’essaie.

– C’est pas le tout d’essayer, il faut réussir. Allez, fais-moi plaisir et dis-moi que tu veux réussir !

– Je veux réussir.

– Pas très convaincant, t’en penses quoi ?

– Je ne sais pas.

– Tu vois, c’est ça ton problème en fait : tu ne sais jamais rien. Et pour couronner le tout, tu n’essaies même pas d’y remédier.

– Oui.

– Bon, tu peux y aller, on se revoit demain, même heure. »

En tournant le dos à son auto-école, Francis se demandait ce qu’il avait fait pour se trouver dans une telle situation. Était-ce la conséquence d’une mauvaise action qu’il avait faite ? Serait-ce sa quête de liberté qu’il l’aurait conduit jusque-là ?

Francis finissait par se dire comme à chaque fois qu’il était simplement trop gentil et trop malchanceux.

En rentrant chez lui, sa mère lui sauta à la gorge, en le mitraillant de questions.

Tu as pu répondre à toutes les questions ? C’était compliqué ? Tu as découvert de nouveaux panneaux ? Tu vois, quand je vais à mon travail il y a un panonceau qui clignote juste avant le rond-point du lycée, tu sais ce que c’est ? Tu as fait combien de fautes ?

Comme à son habitude, il ne répondait qu’à la dernière question, la seule qu’il avait écoutée.

« J’ai fait 30 fautes. »

La mère de Francis le regardait toujours comme on regardait les bébés animaux dans les documentaires. C’était un mélange entre de l’amour et de la pitié.

« Il y a des choses que tu ne comprends pas ?

– Maman, je t’ai déjà dit, je comprends tout mais les situations ne sont jamais les mêmes selon les questions.

– Tu sais mon chéri, c’est comme dans la vie, il faut savoir s’adapter.

– Réponse A, je t’insulte. Réponse B, je pleure. Réponse C, je te dis que je suis d’accord avec toi et je fonce dans ma chambre. Tu vois, je m’adapte. Réponse C : je suis d’accord avec toi. »

Francis n’était pas très drôle. Il n’était pas non plus très beau. Mais s’il y avait bien une chose qu’on ne pouvait pas démentir, c’est que Francis n’était jamais quelqu’un d’autre que lui-même.


Et bien, comme toute personne qui voudrait justifier la courte durée par la qualité, je vais dire que « c’était court mais intense », même si honnêtement ce n’est pas le cas.

Mais au moins, je suis sûre que vous avez tout lu.

Dites-moi ce que vous avez pensé de cette nouvelle dans les commentaires !

Allez, je vous souhaite une bonne journée et à vendredi prochain, 16h, pour un nouvel article ! (et quand je dis vendredi prochain, je parle bien de vendredi là qui arrive et pas de vendredi d’après)

P-S : Et non, il ne s’agit pas d’une énième nouvelle que je ne vais pas terminer. Je suis bien décidée à clore cette histoire, ainsi que Le Père Noël de Carrefour pour votre gouverne, qui va d’ailleurs sortir dans la période correspondante, mais ce n’était pas voulu : j’ai commencé la partie 1 en juillet…

Bisous

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2 thoughts on “[DOSSIER N°298] Donne-moi trois bonnes raisons (partie 1)

  1. Anastasia says:

    Alors moi, si j’étais Francis, je me débrouillerais pour vite passer et surtout REUSSIR mon examen de code, au moins il ne serait plus harcelé par les questions incessantes de sa brave Maman qui, nous l’avons bien compris, ne lui veut que du bien et se fait beaucoup de souci pour lui !!
    J’aime quand il ne répond qu’à la dernière question, « la seule qu’il avait écoutée » : ce n’est pas très gentil, mais on le comprend !!!
    J’aime aussi quand la Maman le regarde comme on regarde les animaux dans les documentaires, un regard entre amour et pitié…

    • Maïa says:

      Haha ! J’avoue que ce qui est drôle quand on écrit une nouvelle sur un coup de tête (balayette), c’est qu’au final il y a plein de choses qu’on écrit sans s’en rendre vraiment compte. Haha j’ai bien aimé faire ce petit rapprochement avec les animaux dans les documentaires, ça m’inspire exactement (à peu de choses près en tout cas) le même rapport, la même relation entre ces deux personnages. Nous verrons bien si c’est ce que Francis va faire, que de réussir son examen du code… Le truc, c’est que comme je l’ai dit sans vraiment le dire non plus, personne n’est Francis (hormis lui-même bien sûr), donc on ne peut rien prévoir du tout. (J’essaie de maintenir un certain suspens comme tu peux le voir haha…) En tout cas merci pour ton commentaire, la vérité ça fait plaisir de savoir ce que tu penses de mes nouvelles !!

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